« Mon attaché(e) de presse est en région, c’est grave Docteur? »

Mai 14, 2014

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Ce nouvel article m’est venu à l’esprit grâce à de récents échanges que j’ai entretenus avec 3 personnes, à seulement quelques jours d’intervalle. Mes interlocuteurs, qui cherchaient à se rapprocher d’un attaché de presse pour médiatiser leurs entreprises respectives, ont ainsi pris contact avec moi pour mieux me connaître et savoir en quelle mesure je pouvais intervenir pour eux.

Au fil de la discussion, ces 3 interlocuteurs (qui, je précise, ne se connaissent pas et évoluent dans des secteurs d’activité totalement distincts) m’ont posé strictement la même question : « est-ce que cela représente un problème que vous soyez basée à Grenoble, et non à Paris, pour les journalistes ? »

Devant cette interrogation récurrente qui, je le reconnais, est tout à fait légitime pour un dirigeant d’entreprise basé dans la Capitale, j’ai souhaité apporter « publiquement » mes éléments de réponse, basés sur ma propre expérience mais qui, j’en suis sûre, sera familière à tous ceux qui travaillent en Province.

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De nos jours, la majorité des échanges entre RP et journalistes se fait à distance. Mails, appels téléphoniques, discussions via les réseaux sociaux… La technologie nous permet d’être disponible partout, tout le temps, et d’effectuer des contacts rapides et efficaces. Ce qui n’est pas plus mal, parce que nous sommes tous confrontés à la même problématique : le manque de temps ! Cependant, je ne nierais jamais le fait que de connaître les journalistes de visu est un + non négligeable. Et j’encourage grandement les prises d’initiative telles que les tournées de rédaction ou les rencontres autour d’un café, d’un petit-déj ou d’un afterwork pour parler business. Ce n’est pas parce que je suis à Grenoble que je ne peux pas décrocher mon téléphone et inviter un journaliste parisien à déjeuner dans la semaine! Cela me demande juste un peu d’organisation dans mon emploi du temps.
En plus, il faut savoir que les journalistes peuvent de moins en moins se libérer pour des rendez-vous de ce type… surtout à Paris !! Rien qu’à Grenoble, on peut mettre parfois 3 semaines avant de réussir à boucler une réunion avec un journaliste à cause de sa charge de travail et des urgences à gérer (petit clin d’oeil à Luis qui se reconnaîtra 😉 )

attachee-de-presse-grenoble4Le relationnel c’est important, mais une relation de confiance se construit aussi sur la durée, ainsi que sur la qualité du contenu apporté, comme je ne cesserai jamais de le revendiquer. Lors de ma précédente expérience en agence, j’ai travaillé pour le leader régional (Rhône-Alpes et PACA) dans le bâtiment et la distribution de matériaux de construction. Son rayonnement médiatique était national, et j’ai très vite tissé des liens professionnels avec les journalistes du BTP. Ils m’identifiaient comme l’attachée de presse de ce groupe, et n’hésitaient pas à me contacter spontanément pour des dossiers thématiques et des demandes de renseignements ou d’interviews. Ils savaient qu’à chaque fois, l’information que je leur transmettais n’était jamais inappropriée mais systématiquement ciblée et à valeur ajoutée. Pourtant, à part pour certains que j’avais rencontrés une ou deux fois lors de salons, je ne les avais jamais vus !

attachee-de-presse-grenoble1… tout comme Bordeaux, Lyon, Toulouse… Ok, ce n’est pas la porte à côté pour certaines villes mais n’oublions pas que les attachés de presse sont mobiles 🙂 et qu’il y a le TGV ! Pour ma part, Grenoble n’est qu’à 3h de Paris, autant dire que je peux vite être sur place en cas de besoin.

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C’est un constat : je vis à Grenoble mais je travaille pour des clients basés à Paris. Tout comme je fais des Relations Presse au niveau national pour des entreprises locales. Et ? Et bien je parviens tout à fait à faire mon travail comme il faut 🙂 J’appelle les médias nationaux sans vergogne de « provinciale » et tout va bien ! Et j’obtiens tout comme une RP parisienne des retombées dans des titres à envergure nationale comme BFM, Le Figaro, Challenges, le JDN… On ne me demande pas d’où j’appelle, mais bien quelle est la nature de mon appel. Et parfois même, quand je présente des clients grenoblois, cela peut créer une réaction positive de la part des journalistes qui engagent naturellement la conversation sur des sujets comme le climat, l’écosystème innovant, le fait divers du moment…

Ben oui, la Province, ça peut créer du lien !

Article publié par Mary Grammont le 14 mai 2014

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